L’ingénieur écologue réduit l’impact des installations sur l’avifaune et l’environnement

L’ingénieur écologue réduit l’impact des installations sur l’avifaune et l’environnement - H2air

H2air s’est doté parmi les premiers d’un écologue. L’équipe a depuis été renforcée avec notamment 4 écologues pour accompagner la vie des parcs éoliens et solaires. Spécialiste des milieux humides, Stéphanie LUCCI présente son métier.

Quelles sont vos missions ?
Je suis en charge du suivi des enjeux sur la faune et la flore pour les projets éoliens et solaires. J’appuie et conseille les différents services du groupe sur les questions de biodiversité. J’aide au choix des bureaux d’études, échange avec eux lors de la réalisation de l’étude écologique indispensable dans l’instruction des projets, de l’état initial à l’analyse d’impacts des projets jusqu’à la définition des mesures « éviter, réduire, compenser ». Nous choisissons la variante ayant le moins d’impact parmi les différentes variantes d’implantation. Si besoin, nous mettons en place et suivons les mesures d’évitement et de réduction d’impact. Ce qui signifie que nous évitons d’installer des parcs en cas d’enjeux forts pour l’éolien et le photovoltaïque. Le bridage pour protéger les chauves-souris est une mesure qui peut par exemple être mise en place.

Quand intervenez-vous sur les projets ?
Dès la prospection pour un projet éolien, avant même d’aller rencontrer les élus, nous élaborons un pré-diagnostic écologique qui s’appuie sur la bibliographie disponible sur le site. Il s’agit que les responsables de projet prennent connaissance d’éventuels enjeux rédhibitoires, tels que des zonages réglementaires ou la présence de populations d’espèces remarquables sensibles. Pendant le développement, après avoir établi un cahier des charges avec les exigences de l’administration, nous suivons ses études écologiques, qui comportent notamment les inventaires sur le terrain. Nous relisons les études écologiques avant le dépôt des demandes d’autorisation environnementale ou de permis de construire. Durant l’instruction, nous devons répondre précisément aux demandes des services de l’État ou aux observations lors des enquêtes publiques. Durant le chantier, nous sollicitons fréquemment un bureau d’études pour le suivre et protéger le cas échéant des espèces à protéger en adaptant le planning. Nous n’effectuons pas de travaux lourds comme le terrassement, pendant les phases sensibles telles que la reproduction de l’avifaune. Une fois les parcs mis en service, un expert écologue effectue un suivi environnemental. Les mesures identifiées dans l’étude écologique doivent également être mises en place et contrôlées.

Comment évolue votre métier ?
La biodiversité prend une place de plus en plus importante dans l’éolien et le solaire. Grâce à son service environnement composé de plusieurs écologues, H2air appréhende et prend en compte la biodiversité au maximum dans tous les projets. Suivant la croissance de nos activités, nous accompagnons de plus en plus de projets solaires ! Les enjeux sont vraiment différents entre un parc éolien et une centrale solaire. Si c’est la faune volante qui est principalement sensible à l’éolien, ce sont les insectes et la flore qui sont à surveiller pour le photovoltaïque. Dans le contexte mondial alarmant de perte de biodiversité, les services instructeurs de l’État et H2air renforcent leurs exigences. À l’avenir, nous serons davantage sollicitées pour des études et pré-diagnostics pour les projets renouvelables du groupe à l’étranger. La biodiversité sera différente, ainsi que les attentes de chaque État. Notre équipe teste des nouvelles technologies permettant de réduire encore l’impact sur la biodiversité. Récemment, nous avons utilisé un drone biomimétique pour tester des systèmes de détection et d’effarouchement des rapaces. Ces évolutions technologiques prometteuses participent à une meilleure protection de la biodiversité. C’est tout le sens de ma mission !

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